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jeudi 10 juin 2010
Lettres de délation : bandes annonces
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samedi 12 décembre 2009
Tournage
... En l'occurrence, celui de "Lettres de délation".
Au-delà de la simple captation, un tournage passionnant et passionné où tout a été réfléchi pour créer une véritable oeuvre cinématographique.
Au-delà de la simple captation, un tournage passionnant et passionné où tout a été réfléchi pour créer une véritable oeuvre cinématographique.
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lundi 7 décembre 2009
Lettres de délation : le livre, le film

À l'origine de la pièce, "La délation sous l'occupation" d'André Halimi, livre et film.
Le livre :
374 pages
Réédition de mai 2003
ISBN : 2-7475-4388-9
"Sortie dans l'ombre des archives, plusieurs dizaines de lettres souvent rédigées d'une plume criminelle se suivent ainsi, formant un horrible florilège de la délation et de la haine [...] Un livre qui montre une partie de la France dénonçant l'autre..." (Laurent Greilsamer, Le Monde, 21 mai 1983.)
Le livre sur le site des Éditions L'Harmattan (possibilité de télécharger un extrait en pdf)
/////////////////////////////////
Le film :
Réalisateur : André HalimiDocumentaire / 2003
1h24
Distributeur : Artedis
Résumé :
Ce film, par le témoignage de victimes et de leurs parents, d'historiens et de psychanalystes, fait part de nombreux cas et de certaines pratiques pendant cette époque noire. Ce documentaire permet aux spectateurs de mieux connaître ce qui s'est passé en France durant l'Occupation.
Bande annonce
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mardi 16 décembre 2008
Lettres de délation : France 3 avec Marie Drucker
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lundi 8 décembre 2008
8 mai 1944 - Lettre de délation contre des tziganes
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Lettres de délation : revue de presse

Télérama
Pariscope
Paris Match
Vaucluse Hebdo - Le Comtadin
Saverne, Espace Rohan 2
Saverne, Espace Rohan
Echo 62 - Pas-de-Calais
2008/01/22 : Ouest France
2008/01/21 : Maine Libre
2008/01/14 : La Nouvelle République
2008/01/14 : Hic du Bocage
2005/09/23 : La Croix
2005/07/28 : L'Humanité
2005 : Bulletin des anciens déportés
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dimanche 7 décembre 2008
Communiqué de presse "Lettres de délation"
et les voix de Catherine Allégret, Jean –Claude Dreyfus, Francis Lalanne
Spectacle tiré du livre «La délation sous l’occupation» d’André Halimi (Ed. L’Harmattan)
Mise en scène collective de François Bourcier, Renato Ribeiro et Isabelle Starkier
Spectacle tiré du livre «La délation sous l’occupation» d’André Halimi (Ed. L’Harmattan)
Mise en scène collective de François Bourcier, Renato Ribeiro et Isabelle Starkier
Des lettres par milliers. Plus de lettres de délation que de Juifs, de francs-maçons, de communistes. Leurs auteurs : des meurtriers ? des imbéciles ? des monstres ? De braves âmes toujours, désespérément comiques, effroyablement émouvantes. Autant de personnages que François Bourcier interprète avec talent et conviction. Un spectacle vivant et rythmé, parfois drôle, souvent poignant, historiquement instructif.
LA PRESSE :
.:: Un spectacle avec une justesse qui honore cette sombre mémoire de façon exemplaire. ZURBAN
.:: Spectacle poignant, fort judicieusement traité et nécessaire. PARISCOPE
.:: Un témoignage aussi dérangeant que salutaire. TÉLÉRAMA
.:: Bouleversant spectacle, admirable. Merci. PARIS MATCH
.:: Le comédien est excellent, le ton de la pièce est juste. A voir absolument. LE DAUPHINÉ
.:: Un magnifique travail d’acteur, une mise en scène remarquable ! LE PARISIEN
.:: Un spectacle salutaire... MARIANNE
.:: Spectacle réussi… Bravo pour ce devoir de mémoire. FIGAROSCOPE
.:: L’interprétation de F. Bourcier est remarquable de retenue d’intelligence. L’HUMANITÉ
.:: Excellent. Une magnifique leçon de théâtre, à voir absolument… ACTU. JUIVE
CONTACTS
Presse / Tournée : Laurence NAJBERG (06 08 54 60 53 et najberg@wanadoo.fr)
Production : Renato RIBEIRO (06 08 82 93 47 et renatoribeiro@la-comedia.com)
LA PRESSE :.:: Un spectacle avec une justesse qui honore cette sombre mémoire de façon exemplaire. ZURBAN
.:: Spectacle poignant, fort judicieusement traité et nécessaire. PARISCOPE
.:: Un témoignage aussi dérangeant que salutaire. TÉLÉRAMA
.:: Bouleversant spectacle, admirable. Merci. PARIS MATCH
.:: Le comédien est excellent, le ton de la pièce est juste. A voir absolument. LE DAUPHINÉ
.:: Un magnifique travail d’acteur, une mise en scène remarquable ! LE PARISIEN
.:: Un spectacle salutaire... MARIANNE
.:: Spectacle réussi… Bravo pour ce devoir de mémoire. FIGAROSCOPE
.:: L’interprétation de F. Bourcier est remarquable de retenue d’intelligence. L’HUMANITÉ
.:: Excellent. Une magnifique leçon de théâtre, à voir absolument… ACTU. JUIVE
CONTACTS
Presse / Tournée : Laurence NAJBERG (06 08 54 60 53 et najberg@wanadoo.fr)
Production : Renato RIBEIRO (06 08 82 93 47 et renatoribeiro@la-comedia.com)
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Autopsie des lettres de délation
La première vérité qu'il faut dire, c'est que l'écriture la plus répandue n'est pas celle du journal intime, mais celle de la lettre de délation. La deuxième vérité à dire, c'est que les lettres de délation, innombrables et abjectes, sont terribles. La troisième vérité, c'est que ces lettres - pleines de haine rance, de bêtise et de jalousie si familières - sont terriblement humaines. Oh certes ! les vouloir repousser d'un revers de main négligent, les renvoyer à la monstruosité, à l'innombrable serait si commode et si confortable pour les belles âmes que nous sommes. On pourrait lire de telles lettres en prenant des poses tour à tour effarouchées et indignées, en jouant le beau rôle du justicier, et l'on croirait échapper soi-même à l'abjection, en étant toujours dans le camp du bien. Ah ! que la tentation est belle d'être du côté des civilisés contre les barbares !
Mais nous voulons remuer cette fange familière qui trouble l'eau pure de notre âme. Non pour jouer encore le beau rôle, mais parce que nous savons que nous sommes, nous aussi, capables du pire. Nous voulons contempler la bête immonde tapie dans la vase, froidement, et nous mirer dans son regard, jusqu'à deviner dans sa pupille notre propre silhouette. Car découvrir que les auteurs de ces lettres nous sont proches, c'est renoncer à faire l'ange. Et renoncer à faire l'ange c'est, peut-être, nous garantir de ne plus faire la bête.
Jouer du scalpel, non pour ouvrir des corps sans vie, mais pour autopsier des âmes viciées, et étudier en elles les virus ordinaires et létaux qui peuvent nous contaminer, c'est refuser de diaboliser le mal, c'est cesser de croire que le mal est une monstruosité qui transforme des êtres humains en bêtes. C'est entrer dans l'âge adulte où les hommes peuvent parfois être beaux, parfois salauds, souvent beaux salauds. Qu'on se le dise : autopsier les lettres de délation ne nous rend pas meilleurs. Mais sans doute cela nous rendra-t-il moins perméable au vice, lequel consiste justement à nous croire meilleurs. En peu de temps, en l'espace d'un siècle de fer et de feu qui a vu la mort se faire industrie, nous sommes devenus de vieilles âmes. Quel enfant, quel nouvel évangile voudraient nous faire croire que ce voyage erratique dans nos bourbiers intimes nous conduira à une lumière salvatrice ? Mais ce que nous aurons perdu en certitude et en candeur, nous l'aurons gagné en maturité et en âge. Hitler promettait mille ans de pouvoir au Reich et à la culture allemande. Ces lettres nous ferons gagner dix mille ans dans la connaissance de la nature humaine.
Alain Guyard
Le mot d'André Halimi
Auteur de "La délation sous l'occupation" (réédition L'Harmattan 2003)
Parler de la délation, c'est s'aventurer sur un chemin qui conduit à l'abominable. Dans une société qui perd son âme, livrée à l'arbitraire et aux règlements de comptes, la délation est purement et simplement un assassinat. La collaboration et l'occupation nazie en France illustrent cette constatation : les Français ont envoyé, pendant cette période, aux diverses autorités compétentes, entre 3 et 5 millions de lettres de délation, anonymes ou signées.Or, dénoncer à cette époque, c'est peupler les camps de concentration et très souvent conduire sa victime à la mort. Juifs, gaullistes, communistes, résistants, opposants de toutes sortes, mais aussi rivaux de coeur, gêneurs ou supposés tels sont montrés du doigt et désignés aux autorités pour être sanctionnés.
On dénonce par lettres, mais aussi par articles de presse ou au cours d'émissions radiophoniques. Le comble, c'est que ces dénonciations font l'affaire des administrations, des policiers, du Commissariat général aux affaires juives naturellement, et bien entendu de l'occupant allemand. Elles alimentent la répression, et contribuent au fonctionnement normal des institutions. Au reste, souvent les délateurs sont remerciés et récompensés. Et ils ont si bonne conscience que nombre de leurs lettres commencent par les expressions : "Bon Français, serviteur de l'Etat..." ou "Patriote convaincu d'aider mon pays..." Et lorsque le délateur constate que sa lettre n'est pas suivie d'effet, il s'adresse alors à d'autres services, pour se plaindre et dénoncer la mollesse, la passivité, le laxisme, voire la complicité de ceux auxquels il s'est vainement adressé.
Au fond, la délation avait droit de cité. Dénoncer était en quelque sorte un acte civique provoqué par les textes législatifs et encouragés par les dirigeants. Les délateurs envoyaient leurs victimes à la mort avec la meilleure conscience du monde.
Ce n'est pas parce que ces textes ont trait à une période déjà ancienne, que nous devons oublier que la délation accompagne notre quotidien. Quel journaliste n'a pas un jour reçu de ces lettres chargées de ragots, d'insinuations, de dénonciations ? Il suffit d'interroger un commissaire de police de quartier, un inspecteur des impôts ou toute autre personne détenant une part, même infime, de pouvoir de sanction pour être assuré que les délateurs sont parmi nous. Inutile donc de faire semblant de croire que seuls les systèmes coercitifs et totalitaires sécrètent la délation. La délation nous entoure, l'arbitraire la stimule et s'en nourrit.
Quitte à rallumer les passions, cette adaptation nous a paru indispensable. À l'habituelle vision aseptisée de l'histoire, nous avons préféré le risque de la violence, de la vérité. Ces noms, ces lettres, ces témoignages n'ont as pour objet de ranimer des feux mal éteints. Aujourd'hui, nous avons voulu seulement rappeler que l'horreur, la mesquinerie, la lâcheté, la bêtise, la veulerie sont aussi, comme leurs contraires, les vrais ingrédients de l'histoire.
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Biographie d'André Halimi
Fondateur délégué du Festival du cinéma américain de Deauville, auteur de théâtre et depuis vingt ans, producteur - réalisateur d'émissions cinématographiques, documentaires ou humoristiques pour la télévision française, André Halimi est à l'image du " multimédia " par excellence.Il a commencé par être journaliste pour de nombreux journaux : Paris Presse (8 ans), Lui, Le Monde, Figaro Magazine. Rédacteur en chef de Pariscope (13 ans, à l'origine du Pariscope actuel), rédacteur en chef des pages culturelles du Journal du Dimanche (1 an), tout en étant producteur pendant 10 ans à l'ORTF (France Inter, France Musique, France Culture).
Réalisateur de cinéma, avec "Chantons sous l'Occupation", il crée une polémique internationale sur l'attitude que doivent avoir les artistes quand leur pays est en guerre. Dans "Corps à Corps", fiction interprétée pour le cinéma par Stéphane Audran, Philippe Khorsand et Jean Rouger, il se moque de l'atmosphère des journaux, dits érotiques, des conséquences de cette presse et de ceux qui la font.
Écrivain, il a publié "Chantons sous l'Occupation", "La Délation sous l'Occupation", "Paris hélas Paris", "Les promesses électorales" ou "Demain on rase gratis", ...
Au théâtre, André Halimi a été successivement mis en scène par Andréas Voutsinas ("Femme + Femme = Femmes"), Georges Vitaly ("Va-t'en, je t'aime"), Daniel Mesguish pour une adaptation de "Candide" de Voltaire .
Il a également écrit une parodie du milieu du spectacle intitulée "Mythos Paranos Mégalos" au théâtre d'Edgar, avec Chantal Ladesou, mise en scène par François Bourcier, et "On est dans la merde mais on garde le moral", mis en scène par Jean-Luc Bergeon .
Il est, depuis 1972, directeur général de la société Editing Productions, producteur et réalisateur à la télévision. À son actif, 600 heures d'émissions dont 150 documentaires pour TF1, FR2, FR3, La Cinquième/Arte, Planète, AB Sat, Paris Première.
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